Notre entreprise

A Bouffioulx, la fabrication de poteries en grès vitrifié au sel remonte au Moyen-Age.

Un sol riche en argile de bonne qualité ; le savoir-faire d'artisans obstinés et créateurs ; la puissance corporatiste des « Francs-Métiers : depuis le Moyen-Age, Châtelet et Bouffioulx abritent en leurs murs un centre important de fabrication de poteries de grès.

Une famille a su traverser toutes les phases évolutives de cet artisanat : « depuis quatre cents ans : la famille CRAME-DUBOIS »

Une grande lignée, une belle histoire....


La « saga » des CRAME-DUBOIS

« Cette famille, fidèle à Bouffioulx depuis le XVIe siècle, à travailler à la roue et au
four, a fait surgir des mains habiles de ses artisans tant d'objets familiers, humbles ustensiles de nos foyers d'hier ou pièces décoratives des salons bourgeois.
Les CRAME-DUBOIS n'ont jamais cessé d'assurer au grès cérame les lettres de
noblesse qui l'ont fait figurer au patrimoine artistique contemporain de nos provinces wallonnes, tradition dignement maintenue par ses actuels représentants. »

Pierre ADAM

La charte du 26 décembre 1595 du « Franc Métier des potiers de pierre de Chestelet Pon-de-Loup et Bouffioulx » donne pour la première fois la liste exhaustive des potiers de Châtelet et de Bouffioulx.

Dans cette liste des maîtres potiers de 1595, apparaissent les noms de Nicolas CRAME et Georges CRAME.
Depuis cinq siècles, les descendants de Nicolas et Georges honorent le métier de potier.

Treize générations d'artisans et d'artistes

-Georges CRAME « l'Ancien »
-Georges CRAME « le Jeune »
-Sébastien CRAME « dit Bastien »
-Jacques CRAME
-Pierre-François CRAME
-Pierre-François CRAME
-Pierre-Joseph CRAME
-Jean-Baptiste CRAME
-Jean-François CRAME
-Gustave-Emile-Joseph CRAME
-Fernand DUBOIS
-Gustave DUBOIS
-Bernard DUBOIS et ses deux filles : Stéphanie et Géraldine

Extrait du livre : « De Georges CRAME à Bernard DUBOIS » par Marcel NIHOUL


Historique de la poterie à Bouffioulx et Châtelet

LES POTIERS DE BOUFFIOULX ET CHÂTELET

VINGT SIECLES DE SAVOIR FAIRE

Grâce à des fouilles archéologiques menées entre 1986 et 2002 sous l'égide de la  Région wallonne à l'instigation de la société d'histoire du « Vieux-Châtelet », on sait avec certitude que des potiers oeuvraient à Châtelet à l'époque romaine.

En effet, un four de potier a été mis à jour et daté au carbone 14 par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique de Bruxelles comme étant du 1er siècle de notre ère.

En 1595, le chapitre Saint-Lambert de Liège, seigneur de Châtelet, Pont-de-Loup et Bouffioulx accorda sa charte au Franc-Métier des potiers de pierre de leur seigneurie sambrienne. Cette charte confirmait l'existence d'une très ancienne activité locale.

Au XIII siècle, déjà, quatre potiers châtelettains payaient une redevance au Chapitre Saint-Lambert de Liège, en échange du droit qui leur étaient accordé de prélever, dans les bois de la Seigneurie, la terre spéciale qu'ils utilisaient.

Les potiers trouvèrent sur place durant de nombreuses siècles, la matière première, une argile de bonne qualité résistant à la haute température de plus ou moins 1300 °C permettant l'apport de sel marin nécessaire à la vitrification des poteries.

Le combustible fut d'abord le bois fourni par la forêt omniprésente et ensuite, dès le XVIIIe siècle, le charbon.

Le Franc-Métier réunissait les maîtres ou patrons, les apprentis ou candidats maîtres et les serviteurs ou ouvriers.

Ils étaient administrés par deux gouverneurs : un de Châtelet et un de Bouffioulx, élus chaque année le 26 décembre, jour de la Saint-Etienne ; Saint - patron des potiers de l'entité.

Le Franc-métier des potiers survient à l'époque révolutionnaire qui avait cependant décrété la suppression des corporation mais il avait perdu tout pouvoir. Il disparut en 1824.

Après avoir connu son apogée au XVIIe siècle, la « vaisselle » de pierre décorée ou non souffre au XVIIIe siècle. d'une désaffection provoquée par le succès de la vaisselle en faïence produite par d'importantes manufactures.

Au XIXe siècle, Châtelet et Bouffioulx développent la fabrication industrielle des pots à conserve et des tuyaux en grès, production rentable qui offrit d'importants débouchés jusque dans les années 1960.

Quant au grès d'Art, il vécut un nouvel âge d'or au cours de la moitié du XX e siècle sous les doigts amoureux de « magiciens de la terre de pots ».

Aujourd'hui, trois Maîtres-potier* continuent le métier de ces ancêtres, métier qui n'a jamais cessé d'exister dans ces deux localités depuis le Moyen-Age.
 
*La Poterie BIRON, la Poterie DUBOIS et la Poterie LARDINOIS
Bibliographie

    « Les potiers de Bouffioulx et Châtelet, vingt siècles de savoir faire », Marcel NIHOUL, 2005, Vieux Châtelet.
    « De Georges CRAME à Bernard DUBOIS, les 400 ans d'une famille de potiers », Marcel NIHOUL, 1993, Vieux Châtelet.